28 juin 2005

ROYKSOPP

Only this moment...



Après un premier album qui fit, en son temps, l’unanimité ou presque (album de l’année aux Inrocks, spots du pubs en tout genre et autres illustration sonores), Royksopp devait relever le défi de sortir un second album, tout aussi bien que le premier, mais sans pour autant en faire une redite. Pari presque tenu pour le duo norvégien Torbjorn Brundtland et Svein Berge qui, avec The Understanding donne à Melody A.M. un successeur quasi digne de ce nom.

Si, à première vue, The Understanding ne contient pas d’hymnes pop aussi évidents que Poor Leno ou Eple, on découvrira, au fil du disque, quelques titres bien accrocheurs, histoire de ne pas relâcher l’attention jusqu’au bout des 11 titres de l’album.

Le disque débute par un morceau instrumental morriconnien dans l’âme, une sorte de version électro de ses plus grandes B.O. 70’s. Mais c’est seulement à partir du titre suivant que les choses sérieuses commencent avec le véritable premier tube potentiel de l’album, Only This Moment : Une véritable petite bombe electro-pop. L’occasion de remarquer que Erlend Oye n’est pu du voyage, remplacé par les voix de Kate Havnevik et Karine Dreijer de The Knife, accompagnés par les deux membres du groupes qui n’hésitent pas à pousser la chansonnette.

Entre morceaux instrumentaux atmosphériques et hymnes pop avec refrains imparables, Royksopp a une nouvelle fois su éviter les écueils en réussissant à faire des choses faciles à écouter sans jamais tomber dans le pompier ou dans le vulgaire, malgré une seconde partie de d’album un peu plus lourde à certains moments.

Mais dans l’ensemble, varié, équilibré, pétri d’ambiances festives, idéal sur le dance-floor comme à la maison, The understanding touche là ou il doit toucher et s’impose, comme son prédécesseur, comme un disque de pur pop music, sucrée et ensoleillée, qui trouvera sans problème sa place dans la saison estivale. Et on peut parier que Royksopp fera une fois encore le plein !

Regarder le clip "Only this moment" > Muse ik PLUG
Site web > Royksopp.com


Texte : Benoît Richard

27 juin 2005

THE PUSSYCAT DOLLS

Les Pussycat Dolls, c’est un groupe de 7 6 jeunes filles, très célèbres à Las Vegas pour leurs shows sexy dans des salles de spectacles. Après une rencontre avec Busta Rhymes, elles interprètent ”Don’t cha” : un morceau à découvrir d’urgence... PLUG



Site web : Pussycatdolls.com

24 juin 2005

JOSH ROUSE

Ce jeune homme connaît la chanson : le guitariste Josh Rouse a apparemment potassé avec tout le sérieux nécessaire pop, rock, folk, funk, soul… D'où des morceaux, débutés par des motifs tout simples, qui aboutissent, par la science des arrangements, à des envolées éclatantes, vibrantes de saxophone, de chœurs, de violons…
'1972' Album à apprécier à coup sûr cet été!



Le rythme trépide sur Slaveship, tandis que Sorrows over Birmingham, avec son orgue écclésial et ses choristes noirs, est un hommage manifeste au gospel. Quant au titre passéiste de cet album, notons que si certains passages rappellent effectivement le meilleur du son des années 70 (par exemple la basse de l'orgue et la flûte de l'irrésistible Love vibration), Josh Rouse n'a rien d'un copieur ; il connaît ses classiques, voilà tout.

On peut ajouter à tous ces talents réunis un brin de mélancolie, dans la voix comme dans les textes, qui confirme la sensibilité de l'auteur. Flight attendant peut être citée comme une chanson représentative : Josh Rouse y trace un autoportrait en forme de bouc émissaire de l'école, tout d'abord accompagné par un piano cristallin et des percussions discrètes, avant que ses rêves d'évasion par avion ne se matérialisent justement par une envolée instrumentale splendide.

1972, album raffiné et généreux, ne suscite qu'un infime regret : fallait-il, en forme de clin d'œil à l'esthétique de l'époque, parer la couverture et le livret d'orange, de bleu ciel et de marron ? Beurk ! Pour tout le reste, Josh Rouse a un goût très sûr et il s'affirme comme un songwriter plein de ressources, qui en est tout de même à son 5ème album en 5 ans ! Rencontrera-t-il enfin la reconnaissance méritée ? Spread the love vibration !

Acheter l'album "1972" >


Texte : Jean-Marc
Source : www.loreille.org/

23 juin 2005

FUNKSTöRUNG

"Quand ton téléphone portable fait des scratches, c’est un funkstörung"



Le duo électro allemand Funkstörung marie des rythmes apparemment aléatoires à des mélodies tantôt sensuelles, tantôt déstructurées, pour un résultat toujours audacieux. Michel Fakesh et Chris de Lucas ont remixé une pléthore d’interprètes, du Wu Tang Clan à Jean-Michel Jarre en passant par Björk. Après 10 ans d’explorations musicales communes, les deux Munichois font un retour aux sources annoncé par leur nouvel album, « The Return to the Acid Planet 10 », disponible au téléchargement exclusivement sur iTunes.
Leurs vidéos maintes fois récompensées valent également le détour...

Site web > Funkstorung.com

22 juin 2005

KALEIDOSCOPIO

Ramilson Maia et la chanteuse Janaina Lima forment Kaleidoscopio. Leur premier opus, Voice Me Apareceu, démontre que la scène musicale brésilienne est en pleine explosion.



Ramilson Maia et la chanteuse Janaina Lima forment Kaleidoscopio. Le premier se forge une expérience musicale en travaillant dans un magasin de disques, la seconde part à New York pour perfectionner son niveau de danse. Ramilson sort deux albums en 2001, encensés par la presse brésilienne. Elle, une artiste dans l'âme (à la fois acrobate, danseuse, chorégraphe, écrivain et compositrice) se lance dans la musique et rencontre alors son partenaire. Le duo est né.

Ce premier opus démontre que la scène musicale brésilienne est en pleine explosion, tout en conservant ce qui fait sa force : la douceur de sa langue et ses rythmes festifs. Voice Me Apareceu donne le ton et apparaît bien loin la musique traditionnelle brésilienne. On écoute ravi un mélange entre drum'n bass et voix hypnotisante. Tem Que Valer nous offre un rythme électro bossa qui brûle les pieds... pour notre plus grand plaisir. Ensuite, et jusqu'à la dernière note de l'album, les titres défilent comme l'ombre du soleil sur la plage. Pas de doute, demain on y retourne !

Muse ik PLUG > "Voice Me Apareceu"



Site web > Kaleidoscopio.org

18 juin 2005

AMERIE

Loin d'être une child of destiny, ni même une proche du genre, lorsqu'il s'agit pour Amerie de sa carrière, le seul destin auquel elle croit c'est celui qu'elle provoque.



Voilà trois ans déjà (une éternité quand on parle de R&B) qu'une nymphe délurée du nom d'Amerie Rogers débarquait de nulle part avec le hit de l'été "Why Don't We Fall in Love." Mais avant que la dure réalité de l'industrie musicale (loin des yeux, loin du cœur) ne fasse une énième victime, elle a eu le bon goût d'enflammer à nouveau les charts avec "One Thing", un single dance-floor fiévreux imprégné de résonances pop-rock. "J'ai l'impression de repartir de zéro", nous confie l'artiste, dont le premier album All I Have (2002) avait été sacré disque d'or. "J'ai eu la chance de pouvoir réaliser cela en une seule fois, j'ai pu voir ce que j'aimais, ce que je n'aimais pas, et cela m'a permis de mieux me connaître" .

Après un démarrage scolaire au Texas, elle passe son bac en Alaska pour cause de foyer parental nomade car de profession militaire. Entre les universités de prestige comme Duke ou Stanford, elle choisit finalement Georgetown, dont la proximité avec Washington propose un environnement culturel plus intéressant. "Je n'avais pas vraiment de vie sociale", déclare-t-elle à l'évocation de ses années lycée, au cours desquelles elle s'est tout de même illustrée en tant que diplômée d'anglais et d'arts appliqués. "J'étais toujours fourrée dans le New Jersey à essayer de faire décoller ma carrière musicale. Mais je m'amusais quand même, j'arrivais tout de même à prendre du bon temps malgré ce rythme". Membre d'un groupe (dont elle préfère taire le nom) qu'elle quitte pour le New Jersey afin d'enregistrer en studio grâce à une de ses relations, elle évoque ce départ comme une bénédiction : "Je n'aimais pas faire partie d'un groupe", confesse-t-elle, "cela n'avait rien à voir avec les individualités, les filles étaient cool, mais j'avais la douloureuse impression de mettre ma carrière en stand-by". Elle s'arrête, cherchant à rectifier le tir : "Lorsqu'on fait partie d'un groupe, il faut s'assurer que tout le monde est aussi impliqué que vous, ce qui a parfois été un problème".

La seule personne à qui Amerie se fie aveuglément, c'est son producteur Rich Harrison : "Il a longtemps joué dans des groupes soul-jazz et on sent l'influence du genre dans sa musique.

Regarder le clip "1 thing" > Muse ik PLUG
Site web > Amerie.net

Version feat. Eve




Texte : Alvin "Aqua" Blanco
Photographe : Mike Ruiz
Source : The Source Magazine (France)