31 juillet 2005

BOBBY VALENTINO

Après un an de rotation de ses titres dans toutes les mixtapes estampillées RnB, après un an passé à se demander à qui appartenait cette voix pas forcément exceptionnelle mais bien maîtrisée, Bobby Valentino s’apprête enfin à sortir son premier album.



Premier album ? En solo du moins. Le chanteur a en effet fait partie, pendant les 90’s, du groupe RnB pré-pubère MISTA. Groupe qui, en 1996, fut responsable de l'album du même nom, duquel on se souviendra de deux ou trois chansons, tout au plus, dont la superbe Tears, scars, lies… Des débuts somme toute remarqués pour le chanteur de 14 ans, mais quelque peu limité vocalement du fait de son jeune age.

Mais on sait que les gens passionnés comme Bobby ne s’arrêtent pas à un échec, aussi cuisant soit-il, et Dieu sait si celui de Mista était cuisant… l’année 2004 aura été, en effet, son année, et ce grâce à un homme. L’intéressé s’appelle Ludacris, l’un des piliers de la scène américaine hip hop actuelle. Charmé par le talent du jeune chanteur, il lui propose alors de rejoindre son label Disturbing tha Peace (DTP) sous la bannière Def Jam South. Une réelle reconnaissance du travail du jeune homme de 23 ans, qui se voit là offrir une place en or aux côtés des plus grands Mc’s du label : Shawna, Lil Fate, I-20 ou encore Jay Cee…

Ainsi, l’an dernier, on entendra l’artiste sur le dernier opus en date de Luda Red light district, avec notamment le très bon titre Pimpin' All Over The World, mais aussi sur la BO du film Shark Tale, avec le remuant Gold Digger, ou encore sur un titre de Roscoe P Coldchain This is how we do

C’est en cette année 2005 que Bobby prend d’assaut les charts américains avec, une fois n’est pas coutume, une ballade. Slow Down vient de propulser Mr Valentino au rang de star montante. Bénéficiant d’une très bonne rotation radio, le titre, il est vrai de qualité, a de plus pour effet de préparer le terrain de l’album, [...] qui comportera la bagatelle d’une vingtaine de titres, ce qui n’est pas une mince affaire pour un début.

Bobby voudrait-il trop bien faire ? Souhaitons lui en tout cas de réussir dans cette tâche…

Le clip "Slow Down"...




Source : RNBJam.com

08 juillet 2005

SHAKIRA

Torture colombienne



Après avoir enflammé le monde en 2001 avec son opus «Laundry Service», Shakira est de retour avec un double album, l’un en espagnol baptisé «Fijación Oral, vol. 1», l’autre en anglais, «Oral Fixation, vol.2». Découvrez le clip Hotissimo de «La Tortura» en duo avec la star espagnole Alejandro Sanz, son nouveau single, sur Muse ik PLUG

04 juillet 2005

MARTIN SOLVEIG

Martin Solveig est de la veine des artistes dont la carrière touche plusieurs générations... qui construit sa carrière pas à pas. Après plusieurs hits underground ("Edony" / "Heart Of Africa") les titres "Madan" et "Rocking Music" lui offrent une exposition au grand public et une réelle ouverture sur une carrière internationale. Martin fait désormais partie des plus grands DJs mondiaux : pas un week-end sans DJ set à l'étranger (Europe, Asie, Australie, Moyen-Orient).



A la fois DJ et producteur, Martin a su façonner un style qui n'appartient qu'à lui, reconnaissable dès la première écoute : des voix mises en avant, une production marquée d'influences soul, R&B (au sens large) et afro, boostée par des rythmiques survitaminées...
Cet album Hedonist tente de nouveaux mélanges : entre l'énergie des boucles programmées et la vie de la musique live, entre textures électroniques et instruments classiques. Le résultat n'est pas un album house music, mais plutôt une vision contemporaine et électronique du disco, du rock et du R&B.

Aussi efficace sur le dancefloor que pour une écoute domestique, ce projet a vu le jour dans un délai plutôt bref puisque les premières séquences d'Hedonist viennent se caler dans le séquenceur en septembre 2004. En quelques mois émerge cette dizaine de titres, aux inspirations diverses, fédérées par une production de plus en plus identifiée "Solveig". L'ambition de ce LP pour Martin est d'aller plus loin en écriture (il signe 90 % des textes et des musiques), de tenter de nouveaux mélanges : entre l'énergie des boucles programmées et la vie de la musique live, entre textures électroniques et instruments classiques, et surtout de prendre beaucoup de plaisir à l'élaboration du cocktail.

Le résultat n'est pas un album house music, mais plutôt une vision contemporaine et électronique du disco, du rock et du R&B, le tout emmené par deux chanteurs à l'identité forte : Jay Sebag et Lee Fields.
Le premier, déjà présent sur "Rocking Music", étonne par l'étendue de ses possibilités vocales, par sa technique et sa sensibilité. Il interprète 4 titres de Hedonist du Funk électronique à la ballade. Il est le meilleur complice musicien de Martin et sa place dans l'album est logiquement prépondérante.
Le second, blues man quinquagénaire, apporte sa folie et cette sueur soul qui transforme les couplets en une plainte mélodique. Son interprétation de "Everybody", cocktail puissant de house, de blues et de rock lui apporte un caractère vraiment à part. Ce titre, premier single de Hedonist, a créé la surprise à Miami à l'occasion de la WMC 2005, avec le soutien de Pete Tong, David Guetta, Roger Sanchez et Mousse T.
Le reste de l'album est interprété par Stephy Haïk, Michael Robinson et Martin Solveig lui-même (avec un peu de second degré mais sincérité).

Ecouter des extraits de l'album "Hedonist" dans la rubrique QuickTrack. Egalement disponibles sur le site de Martin Solveig > Martinsolveig.com

02 juillet 2005

LIVE 8

Nous ne voulons pas votre argent, nous voulons votre soutien



"Nous ne vivons pas un "Live Aid 2". Ces concerts sont le point de départ de la "longue marche pour la justice", seul moyen de faire entendre nos voix à l'unisson.

C'est, sans aucun doute, un moment historique où les gens comme vous et moi peuvent saisir la chance de réussir quelque chose de vraiment monumental en demandant aux pays membres du G8 de mettre fin à la pauvreté.

Les leaders du G8 ont le pouvoir de changer l'histoire. Ils en auront la volonté si des dizaines de milliers de personnes les exhortent à agir maintenant.

En doublant les aides internationales, en annulant totalement la dette des pays pauvres, en instaurant des règles commerciales équitables pour l'Afrique, le G8 peut changer le futur de millions d'hommes, de femmes et d'enfants."

- Bob Geldof -

01 juillet 2005

KASABIAN

Formé en 1999 à Leicester, Kasabian est un quatuor influencé par les Stone Roses ou Primal Scream. Ceci dit, le combo anglais se montre capable de développer son propre style en orientant son rock vers l'electro, le hip-hop ou même la house.



Quant on est un jeune branleur, fils de prolo, en Angleterre il n’y a que deux choses à faire mis à part pinter tous les soirs et se battre dans la rue à coups de "fôckofff" : faire du foot ou de la pop. Les Kasabian sont l’un des derniers nés de cette noble lignée de jeunes lads, élevés à la morgue et à la bière tiède. Ce groupe nous vient de Leicester (nord de l’île britannique) et, tout comme ses illustres prédécesseurs, adore le foot, les filles faciles et pense très sérieusement qu’il est la meilleure chose qui soit arrivée à la perfide Albion depuis les Beatles. Rien de nouveau sous le ciel pluvieux ? Détrompez-vous, car, pour faire vite, Kasabian est la transcription light et pop de la furie des Primal Scream. Oasis copulant avec Death in Vegas , The Verve besognant les Chemical Brothers voilà à quoi s’attendent nos esgourdes pour ce premier album détonnant.

Il y a en effet un fort relent de rave dans la musique des Kasabian, de toute cette ambiance techno qui avait explosé dans les années 90. Mais preuve qu’on est arrivé à une certaine post-modernité du mouvement, tout est ici soigneusement digéré et recraché de façon homogène. Le groupe jette un pont entre un ici (la pop anglaise) et un ailleurs (l’électro débridée), emblématisé par la pochette qui évoque aussi bien un supporter de la Lazio de Rome (le cliché originel) que le touareg paré à se rendre dans le désert. Kasabian joue en effet beaucoup sur la mise en place d’un mur de son massif constitué d’épaisses nappes sonores, propre au délire et à la raverie et ce, et c’est leur grand mérite, tout en gardant une solide armature pop. Du très bon boulot.

10 titres pour entrer dans la cour des grands, donc, avec son lot de singles pour ficher le gourdin à NME. Après un "Club Foot" inaugural, un peu trop troupier pour être honnête, c’est l’avalanche avec une première face d’album tout simplement énorme. Comment ne pas danser les bras en l’air sur "Processed Beats", rouler avec ses potes la nuit les phares éteints au son de "Reason is Treason", peloter une fille à une soirée au rythme des scansions filandreuses de "I.D." ? Puis arrive zeu gros tube, "Lost Souls Forever", la grande porte d’entrée dans l’univers Kasabian. Un précipité de ce que l’Angleterre nous a fourni de meilleur dans les années 90, de la britpop (la voix du chanteur fait songer à la gouaille teintée de mépris de Liam Gallagher) à l’électro, qu’elle soit planante ou Big Beat. Les ardeurs se calment un peu dans la seconde partie de l’album, un peu plus sage passée la surprise de la découverte. N’empêche, n’est pas n’importe qui celui qui peut torcher ce "Test Transmission" entêtant (une des perles de l’album) ou ce "Cutt Off" malsain.

Kasabian fait une apparition magistrale sur la scène pop déjà bien fournie avec une formule efficace et ô combien addictive. On attend alors d’eux les véritables hymnes qui sont à leur portée avec le charisme qui va avec (Oasis avait fait une entrée en matière autrement plus magnétique). Vite, vite, la suite!

En attendant la suite, cliquez PLUG pour regarder le clip "Lost Souls Forever".


Texte : Maxime
Source : www.albumrock.net